Alexandra Oprea

Alexandra Oprea

Doctorant.e
Pôle sociologie
Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités - Fonds Yan Thomas

oprea.alexandra@fspub.unibuc.ro

Présentation

Après une formation en science politique à la Faculté de Sciences Politiques de l’Université de Bucarest (FSPUB), j’ai intégré le Master franco-roumain «Politique en Europe : État, Frontières et Sociétés», organisé par l’EHESS (mention Études Politiques) et la FSPUB. Ma thèse s’inscrit dans la continuité d’un travail de recherche initié au sein du projet de recherche AUF «Comparer la "corruption" politique aujourd’hui dans les nouvelles démocraties», un partenariat entre la FSPUB, la Nouvelle Université Bulgare de Sofia et l’Université d’Avignon. Cette recherche a pris la forme d’un mémoire de M2, réalisé sous la direction de Julien Blanc (EHESS-CESPRA) et de Raluca Alexandrescu (FSPUB) portant sur l’analyse des débats médiatiques autour du premier scandale de corruption de la Roumanie postcommuniste.

Je poursuis mes recherches dans le cadre d’une thèse sous la direction de Cyril Lemieux (EHESS-LIER) et de Florin Turcanu (FSPUB). Cette recherche se donne pour objectif d’interroger les mouvements anti-corruption dans la Roumanie d’après la Révolution de 1989. Le dispositif d’enquête qui permet le recueil des données empiriques se situe à la rencontre de la sociologie et de l’histoire. Cette recherche s’appuie entre autres sur des sources médiatiques et sur des entretiens pour comprendre pourquoi, au sein d’une société postcommuniste où la corruption est une pratique courante, on constate qu’à partir des années 2000, cette dernière acquiert graduellement un grand pouvoir de faire scandale et de mobiliser des masses. Contre l'idée selon laquelle le thème de la corruption serait imposé artificiellement de l'extérieur (par l'U.E. en particulier), la présente recherche choisit de privilégier l’hypothèse de la transformation endogène de la société roumaine et se focalise sur les particularités locales de construction de cette lutte anti-corruption.

Cette thèse bénéficie d’une bourse du gouvernement français (BGF) de 12 mois, à partir de 2019.

En complément à ma recherche doctorale, j'ai pu délivrer des enseignements d'introduction à la science politique (Université de Bucarest, 2017-2018).

Tous les contenus associés